<SAISON 10>11>

2 septembre 2010

<Imaginez Maintenant - les 4 jours de la jeune création>

24 juin 2010

<Ouverture de la billetterie>

19 juin 2010

<Chroniques sommaires>

24 mai 2010

<Les Soirées "Sous tension" >

20 mai 2010

<"Un rendez-vous exceptionnel">

11 mai 2010

<JOURNEE NATIONALE D’ACTIONS POUR DÉFENDRE L’ART ET LA CULTURE JEUDI 6 MAI>

4 mai 2010

<Chroniques sommaires>

22 mars 2010

<Chroniques sommaires>

11 février 2010

<Chroniques sommaires>

29 janvier 2010

<Chroniques sommaires>

4 janvier 2010

<Chroniques sommaires>

27 novembre 2009

<Chroniques sommaires>

21 octobre 2009

<Chroniques sommaires>

14 septembre 2009

<Le jubilé invisible>

25 mai 2009

<Chroniques sommaires>

5 mai 2009

<Avril 2009>

31 mars 2009

<Sad Song>

16 mars 2009

<Mars 2009>

3 mars 2009

<Février 2009>

8 février 2009

<Janvier 2009>

6 janvier 2009

<Flash Back>

22 décembre 2008

<Mensch oder Schwein ?>

1 décembre 2008

<De Chicago à Anvers>

10 novembre 2008

<Veillée d'art>

1 octobre 2008

<Des montagnes de questions...>

2 septembre 2008

<Saison 5>

21 juin 2008

<L'audimat est-il une valeur ?>

11 juin 2008

<Diversité>

4 juin 2008

<Hommage>

28 mai 2008

<La résurrection de Lazare>

25 mars 2008

<Le Moment Pommerat>

13 mars 2008

<« Espérer c’est démentir l’avenir » Cioran>

12 février 2008

<Il y a de l’anniversaire dans l’air. >

7 février 2008

<Bonne année 2008>

8 janvier 2008

<Vive la planète Decouflé !>

8 décembre 2007

<Il danse avec Marcia>

29 novembre 2007

<Jacques Osinski, nouveau directeur du Centre dramatique national des Alpes>

6 novembre 2007

<Une semaine ordinaire>

11 octobre 2007

<Vivent les artistes !>

19 septembre 2007

<Vive la politique>

11 septembre 2007

<Séances supplémentaires!>

12 juillet 2007

<Edito>

16 juin 2007

<La saison 07-08>

16 juin 2007

<Fin de saison>

30 mai 2007

<À propos d'Umwelt>

4 mai 2007

<Blog à part...>

15 avril 2007

Le Moment Pommerat

13 mars 2008

Le mois de Mars  fait la part belle à quelques grands auteurs. Ceux d’entre nous qui participèrent à l’aventure de « Quichotte et les Invincibles » garderont longtemps en mémoire la figure minérale et solaire d’Erri de Luca mêlée aux voix et musiques de Gianmaria Testa et de  Gabriele Mirabassi.
Ce petit spectacle, modeste mais essentiel, est d’abord un rendez vous de l’amitié, dialogue de mots et de musique autour de ce « vagabond  de l’impuissance » que reste Don Quichotte.
« Aujourd’hui j’aime l’ivrogne qui ne trouve plus le chemin de sa maison » conclut Erri de Luca.
Et nous de rêver à un monde qui accepterait enfin de s’avouer plus faible mais non pas moins humain.
On a déjà eu l’occasion de le dire, le théâtre, comme la musique ou la danse, n’est pas une science exacte. Quand on réduit la question de l’artiste à son statut social, on oublie souvent l’essentiel, le cheminement qu’il faut accomplir, ces pas que l’on fait avec quelques certitudes chevillées au plus profond, et qui formeront un  chemin que l’on est seul à connaître.
Pour que d’autres l’empruntent, il faut souvent savoir durer, dur désir selon Lacan.
Il a fallu à Joël Pommerat quinze années pour être reconnu, quinze années de travail, de  compagnonnage, de fidélités conquises mais aussi d’isolement, de solitude, de doutes et d’obstination.
Son travail nous est apparu comme exemplaire, exemplaire de ce que peut être le théâtre aujourd’hui comme lieu d’invention et de révélation du monde, exemplaire de ce qu’il libère comme imaginaire, exemplaire de ce qu’il tisse comme liens entre celles et ceux qui s’y retrouvent le temps de la représentation.
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de lui consacrer un temps particulier de la saison et que nous avons souhaité, comme nous l’avions fait pour Jean-Luc Lagarce cet automne et comme nous le ferons pour Odile Duboc prochainement, présenter plusieurs de ses œuvres afin que l’on puisse se saisir de toute l’étendue de son langage.
Rokia Traore est de retour parmi nous, et de la plus belle façon puisqu’elle créera ici son nouveau spectacle avant la sortie de son nouvel album.
Il a fallu doubler le concert prévu pour satisfaire l’ensemble de vos demandes. Je me souviens encore de ses premiers essais dans le studio de la maison que je dirigeais alors.
Elle est aujourd’hui l’une des plus grandes voix de la musique africaine, les dix ans qui nous séparent de notre première rencontre illustrent une fois de plus la nécessité du temps, complément indispensable du talent et du travail de l’artiste.

Michel Orier - Directeur de la MC2: