Théâtre
Grand Théâtre

<Du mardi 18 au vendredi 28 mai 2010>
<relâche> les 23 et 24
  • <mardi, vendredi> 20h30
  • <mercredi, jeudi, samedi> 19h30
  • <dimanche> 18h00
<plein tarif> 26€
<réduit> 23€
<carte MC2> 18€
<MC2 plus> 9€

<représentations en audio-description> les 26 et 27

Salle équipée d'une boucle magnétique

Les Fausses Confidences
De Marivaux - Mise en scène de Didier Bezace

Quel mal y a-t-il à courtiser de bonne foi un promis ou une promise qui, en plus de combler nos désirs, aurait la capacité de faire notre bonne fortune ? L’affaire est « infaillible, absolument infaillible » ne cesse de répéter Dubois à son maître Dorante…Et pour que le pauvre Dorante puisse aimer la riche Araminte, voici notre valet qui s’entiche à construire la plus incroyable des intrigues. Mais pourquoi alors s’indigner que la morale soit mise à mal, si au final, c’est encore et toujours, l’amour qui y gagne ? C’est sur l’air de la suspicion qu’en 1760, Marivaux questionne avec perversité dans Les Fausses Confidences nos croyances en la sincérité des comportements amoureux. Ainsi, le désargenté Dorante s’ingénie à tisser la plus machiavélique des toiles pour prendre dans ses filets l’innocente Araminte. Ourdi avec l’aide de son valet Dubois, le complot n’en paraît que plus patent du fait que la jeune veuve cumule les avantages d’être aussi agréable de mine que joliment pourvue de cinquante millelivres de rente. Si, dans le théâtre de Marivaux, il est habituel que des amants aientrecours à l’ambigu procédé du travestissement pour arriver à leurs fins, la question se complique quand, comme c’est le cas ici, ce sont leurs âmes que l’auteur se plaît à travestir en démultipliant les possibles de leur personnalité pour brouiller sans fin nos critères de jugements. Difficile alors, de faire le tri du bon grain et de l’ivraie… De savoir, qui de la part d’ombre ou de celle de lumière, s’avère chez Dorante le réel vainqueur des résistances de la belle Araminte. Ayant interprété en 1992, le rôle de Dubois, le valet virtuose dans l’art de monter les intrigues, Didier Bezace a de ces Fausses Confidences une double conscience. Ainsi peut-il se prévaloir de ses souvenirs d’hier et d’une expérience vécue de l’intérieur comme acteur pour les conjuguer à ceregard extérieur qu’en tant que metteur en scène, il porte aujourd’hui sur la pièce. L’expérience d’un premier dédoublement qui donne le ton du spectacle à venir, et fait son miel du double registre à travers lequel tous les personnages se présentent. Avec à son affiche Pierre Arditi, Anouk Grinberg et Isabelle Sadoyan pour ne citer qu’eux Didier Bezace réunit une troupe d’excellence pour affronter ce monde de vérités et de mensonges qui fait du trouble extrême dans lequel nous entraîne Marivaux une parfaite métaphore des tourments où nous plonge l’état d’être amoureux.

<avec> Pierre Arditi dans le rôle de Dubois > Alexandre Aubry dans le rôle d’Arlequin > Christian Bouillette dans le rôle de Monsieur Rémi > Jean-Yves Chatelais dans le rôle du Comte > Anouk Grinberg dans le rôle d’Araminte > Robert Plagnol dans le rôle de Dorante > Isabelle Sadoyan dans le rôle de Mme Argante > Marie Vialle dans le rôle de Marton et dans le rôle du chien Tika <Collaboration artistique et conception musicale> Laurent Caillon <Assistante à la mise en scène> Dyssia Loubatière <Scénographie> Jean Haas <Costumes> Cidalia Da Costa <Lumière> Dominique Fortin <Perruques et maquillages> Cécile Kretschmar <Conseiller animalier> Max Crochet / Animal Acteur Studio <Construction décor> Atelier François Devineau <Construction des accessoires> Éric Den Hartog et Dyssia Loubatière

<production> Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers

<coproduction> Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines - Scène nationale > La Coursive - Scène nationale de La Rochelle > Célestins – Théâtre de Lyon > MC2: Grenoble > Théâtre national de Marseille - La Criée

<partenariat>

France Bleu Isère



1. Jeannette - samedi 29 mai 2010 à 16:58
Mille mercis pour ce moment de grand bonheur. J'aurais voulu remercier les acteurs pour ces instants enchanteurs et que cela dure encore.