Musique
Auditorium

<Vendredi 25 septembre 2009>

<à 20h30>

<plein tarif> 36€
<réduit> 33€
<carte MC2> 28€
<MC2 plus> 9€*

* quota 100 places
Haydn à Paris
Les Musiciens du Louvre • Grenoble - Direction : Marc Minkowski

« Ces Symphonies du plus beau caractère & d’une facture étonnante ne peuvent manquer d’être recherchées avec le plus vif empressement par ceux qui ont eu le bonheur de les entendre. Le nom de Haydn répond de leur mérite extraordinaire » :voici comment le Mercure de France commente la parution des Symphonies de Haydn chez l’éditeur parisien Imbault en janvier 1788. Au tournant des années1787-1788, ces symphonies sont publiées avec une rapidité fulgurante à Vienne,Londres et Paris, signe que Haydn a acquis un rayonnement international. Ellesdoivent leur surnom de « parisiennes » à l’origine de leur commanditaire, le comte d’Ogny. Celui-ci est alors promoteur du Concert de la Loge Olympique,une association semi-maçonnique dont l’orchestre comprend des professionnels aussi bien que des amateurs et dont les effectifs sont plus importants que ceux dont Haydn bénéficie lorsqu’il compose pour son employeur habituel, le prince Esterházy. La commande est probablement passée pendant les années 1784-1785 ; les premières exécutions publiques dans la capitale française ont sans doute lieu à partir de 1787. Sorte de Symphonie héroïque avant la lettre avec ses accords dissonants, l’imposante Symphonie no 82 se distingue par un recours aux timbales et aux trompettes qui lui confèrent un aspect martial. Elle doit son surnom, « l’Ours », à son quatrième mouvement, dont le rythme de musette semble peindre un ours en train de danser. Comme la précédente, la Symphonie n° 83 s’ouvre sur un mouvement vif, auquel la tonalité de sol mineuret les rythmes pointés confèrent un caractère dramatique. C’est le deuxième thème de ce même mouvement qui a donné son titre, « la Poule », à la symphonie : certains commentateurs l’ont rapproché des caquetages d’une volaille ! La Symphonie n° 85 fut baptisée « la Reine » en hommage à la préférence que Marie-Antoinette lui accordait sur les autres symphonies du cycle. Privée de surnom, la 88e n’en compte pas moins parmi les plus célèbres de Haydn. Son deuxième mouvement, largo, était particulièrement admiré de Brahms. L’exécution des ces quatre symphonies complètera un vaste cycle Haydn entamé il y a deux saisons avec les Symphonies « londoniennes », qui ont été jouées à Grenoble, Versailles, Genève, Evian, Lyon et Athènes, avant d’être enregistréesà Vienne pour le label Naïve dans un Konzerthaus pris d’assaut au point d’afficher complet plusieurs mois à l’avance ! Ce concert fera également écho à la « Messe de Sainte Cécile », donnée par les Musiciens du Louvre • Grenoble au sein d’une tournée les ayant conduits à Londres, Paris et Bruxelles, pour s’achever dans le cadre de l’une des plus prestigieuses manifestations de musique au monde : le festival de Salzbourg...

<programme> Haydn : Symphonie n°82 en ut majeur « l’Ours » > Symphonie n°83 en sol mineur « La Poule » > Symphonie n°85 en si bémol majeur « La Reine de France » > Symphonie n°88 en sol majeur

Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre • Grenoble sont associés, en résidence à la MC2: Grenoble depuis 2004. <Les Musiciens du Louvre • Grenoble sont subventionnés par> la Ville de Grenoble > le Conseil général de l’Isère > la Région Rhône-Alpes > le Ministère de la culture et de la communication (DRAC Rhône-Alpes)



4. mado38 - lundi 5 octobre 2009 à 23:33
même déception face à la mutilation de la symphonie de "la poule"... et à la légèreté avec laquelle un si grand chef considère son public grenoblois .... ce dont il devient coutumier : je me souviens d'un de ses concerts à l'église St Jean où il avait comlètement modifié le programme sur la foi duquel nous avions pourtant acheté nos billets .... Je doute qu'il se comporta de la sorte vis à vis des parisiens ???

3. FURORE38 - samedi 26 septembre 2009 à 14:44
Après nous avoir habitués à des modifications de programme, Monsieur Minkowski a glissé tout doucement vers la mutilation de programme. Non seulement il a eu le front de nous faire entendre uniquement le premier mouvement de la symphonie "la poule", qui était bien au programme, mais il a poussé l'imposture jusqu'à considérer cela comme un bis, et nous a généreusement gratifiés d'un second bis avec le premier mouvement de "londres". Déjà au festival Berlioz, "la poule " avait été remplacée par une autre symphonie. Monsieur Minkowski aurait-il une aversion particulière pour ce gallinacé ? Ca fait déjà longtemps que nous sommes admirateurs de ce chef et que nous le suivons avec enthousiasme, par prudence nous en resterons là, c'est,comme le premier mouvement de "la poule", "amplement suffisant".

2. Antonia - samedi 26 septembre 2009 à 14:12
Quelle mouche a donc piqué Marc Minkowski hier soir pour mutiler le programme qu'il avait sans doute lui-même établi et sur la foi duquel j'avais pris mon billet? Le public grenoblois serait-il un public de seconde zone? Je ne mets pas en cause ici un talent qui est certain, mais une désinvolture qui me semble de très mauvais aloi et me choque de même que me choque le fait que, depuis plusieurs années déjà, les Musiciens du Louvre en résidence à la MC2 de Grenoble ne se manifestent plus lors de la Fête de la Musique.

1. oberto38 - samedi 26 septembre 2009 à 09:29
Une bien belle entrée en matière pour ce début de saison et dans le cadre de l'année Haydn: Les musiciens du Louvre nous ont offert pour cette soirée une interprétation vive, colorée dans les timbres, nuancée dans le jeu avec des pupitres solistes remarquables (trios des menuets). Une mention toute particulière pour cette version magnifique de la 88ème (colorations magyares, prébartokiennes du trio du menuet; finale prestissimo à la virtuosité exacerbée). Seulement pourquoi diable avoir réduit la "Poule" à son mouvement initial ! Bien dommage en effet de ne pas avoir pu entendre le magnifique mouvement lent... une autre fois sûrement...