musique
Auditorium

<Mercredi 31 mars>

<à 19h30>

<plein tarif> 52€
<réduit> 50€
<carte MC2> 44€
<MC2 plus> 9€*

* quota 100 places
Bach La Passion selon Saint-Jean
Les Musiciens du Louvre • Grenoble - Direction : Marc Minkowski

« ... il appréciait grandement Fux, Caldara, Haendel, Keiser, les deux Graun, Zelenka, Benda », confie Carl Philipp Emanuel à propos de son père. Bach estimait ainsi les compositeurs lyriques. Il n’a pourtant jamais écrit d’opéra. La faute en revient peut-être au conseil municipal de Leipzig, qui l’avait nommé cantor en 1723 et nourrissait à l’égard de la scène une aversion assez profonde pour faire signer au nouvel arrivant une déclaration dans laquelle celui-ci devait s’engager à éviter « le style de l’opéra ». Certains commentateurs en ont conclu que Bach avait intériorisé son goût pour le genre lyrique dans sa musique d’église. Concernant la Passion selon Saint-Jean, créée en avril 1724, l’hypothèse n’est pas tout à fait infondée : moins contemplative que sa soeur (la Passion selon Saint-Matthieu), elle a tout d’un drame. Son action procède d’une dramaturgie qui métamorphose les derniers moments du Christ (arrestation – Jésus devant les chefs des prêtres – Jésus devant Pilate – crucifixion – mise au tombeau) en autant de scènes que la direction de Marc Minkowski, unanimement admirée pour sa théâtralité, devrait dessiner avec force. Chargé d’introduire les interventions de Pilate, de Pierre, de Jésus et de la foule, le récitatif de l’Evangéliste se caractérise par une sobriété qui ne l’empêche pas d’être profondément expressif. Omniprésent, le choeur est quant à lui investi de deux rôles. Dans l’action, il personnifie la foule et prend l’envergure d’un acteur du drame. Mais il sait aussi s’élever au rang de commentateur : il sert alors de relais à la méditation de l’auditeur venu écouter les vêpres du Vendredi Saint, au sein desquelles l’oeuvre prenait originellement place. Les airs servent pour leur part à dépeindre la réaction du chrétien face à la tragédie du Christ : s’exprimant à la première personne, celui-ci fait part de sa souffrance devant le martyre de Jésus, le commente ou formule l’enseignement qu’il en tire pour lui-même. Si Marc Minkowski avait déjà interprété la Passion selon Saint-Jean depuis son basson, il ne l’avait encore jamais dirigée. Il a choisi de programmer cette oeuvre dans le cadre du cycle Bach des Musiciens du Louvre • Grenoble, en reconduisant le principe qui a fait le succès de sa Messe en si inaugurale : une équipe vocale de haute volée se chargera d’interpréter les parties dévolues aux solistes mais aussi au choeur. Soutenues par un orchestre de taille réduite, les voix de la soprano Joanna Lunn, de l’alto Terry Wey, du ténor Markus Brutscher et de la basse Christian Immler s’entrelaceront à nouveau pour faire résonner la musique sacrée de Bach loin de la pompe des grands choeurs, au plus près de l’écriture contrapuntique et de la spiritualité de celui qu’on a parfois appelé le cinquième évangéliste...

<avec> Joanna Lunn, soprano - Terry Wey, alto - Markus Brutscher, ténor - Christian Immler, basse

<programme> Bach : La Passion selon Saint-Jean (BWV 245)

Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre • Grenoble sont associés, en résidence à la MC2: Grenoble depuis 2004. <Les Musiciens du Louvre • Grenoble sont subventionnés par> la Ville de Grenoble > le Conseil général de l’Isère > la Région Rhône-Alpes > le Ministère de la culture et de la communication (DRAC Rhône-Alpes)





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