Tournée Isère
<Du 5 mars au 3 avril 2010>
Tarif unique : 8€

Tournée organisée par la MC2:
04 76 00 79 24

Spectacle tout public, dès 8 ans

ANNULÉ :
Suite à l’incendie qui a dévasté le théâtre Jean Vilar de Bourgoin jallieu le mardi 2 mars , la tournée de ce spectacle dans le département est annulée. Merci de votre compréhension.
La Petite Sirène
D’après Hans Christian Andersen | Adaptation et mise en scène Marie Potonet | Chorégraphie Jean-Claude Gallotta

Au fil des adaptations, des remake et des pastiches, l’histoire la plus connue d’Andersen n’est-elle pas un peu déformée au point de ne plus ressembler que de très loin à l’original ? C’est le constat que fait Marie Potonet qui d’un coup de nageoires (!!!) choisit de remonter à la source du texte et de nous plonger dans l’univers si personnel du poète scandinave où transparaissent à chaque instant le merveilleux, l’ironie, l’intelligence, le rêve. D’abord, brisons le cliché « glamour », la Petite Sirène n’est pas une love story. Jamais le prince ne tombe amoureux. C’est plutôt le rêve entêtant d’une jeune fille sur un monde inaccessible. Pour dire ce rêve au théâtre, il suffit de deux comédiennes, d’un danseur et des chorégraphies de Jean-Claude Gallotta…. En suivant la trame du conte, l’histoire se déploie. Deux mondes se font face, s’attirent l’un l’autre mais ne se rencontrent pas. Tout est inversé : les sirènes sont quotidiennes, les humains merveilleux. Les sirènes ont une robe-queue qui les entrave et empêche le mouvement. Elles rêvent au monde des hommes. Au-dessus d’elles, le monde des humains est une étendue plane sans obstacle, un espace de liberté où le corps peut se déployer. C’est dans cet espace qu’évolue le prince. C’est un danseur, un être idéal, inaccessible et toujours en mouvement, qui s’échappe toujours. Au cœur du conte, il y a la plus grande peur des hommes, celle de la mort, à laquelle tout enfant doit un jour faire face, et un constat, celui de la différence. De toutes celles qu’il a inventées, l’histoire de la Petite Sirène est peut-être celle qui reflète le plus la vie d’Hans Christian Andersen, poète qui toute sa vie rêva d’amour sans jamais le connaître, qui toute sa vie rêva de théâtre sans y rencontrer le succès qu’il connaissait ailleurs. De là sans doute, vient cette impression tenace d’humanité et de sincérité qu’elle dégage. Le conte de la Petite Sirène dit à la fois l’irréalité du rêve et la nécessité de croire en lui, la douleur de grandir et l’impossibilité d’une enfance éternelle. C’est pour cela qu’il est de ceux qui aident les petites filles à grandir mais aussi de ceux dont les adultes se souviennent le plus. Il parle de cette frontière floue de l’adolescence où les enfants doivent faire un choix : celui de devenir adulte...

<avec> Lise Werckmeister > Emmanuelle Lepoutre > Stéphane Vitrano <Mise en scène> Marie Potonet <Chorégraphie> Jean-Claude Gallotta <Scénographie et Costumes> Christophe Ouvrard <Lumières> Catherine Verheyde

<production> Centre dramatique national des Alpes – Grenoble

<coproduction> Centre chorégraphique national de Grenoble - Groupe Emile Dubois - Jean-Claude Gallotta > Théâtre Jean Vilar – Scène Rhône Alpes – Bourgoin-Jallieu > MC2: Grenoble <Avec la participation artistique> du Jeune Théâtre National

Création Centre dramatique national des Alpes - Grenoble / Centre Chorégraphique national de Grenoble