Danse
Salle de Création

<Les jeudi 10 et vendredi 11 mai 2012>

Je1019h30
Ve1119h30

<durée> 3h (entracte compris)

<Tarif plein> 22€
<Tarif réduit> 19€
<Carte MC2> 15€
<Carte MC2+> 9€*
* dernière minute 6€
Si je meurs laissez le balcon ouvert
Conception et chorégraphie de Raimund Hoghe

« Il faut d’abord dire adieu, il y a une nécessité à nommer le vide avant de le remplir, de le remplacer par autre chose ». C’est donc sous le signe du poème l’Adieu de Federico García Lorca, dont est tiré le titre du spectacle, que le chorégraphe allemand, Raimund Hoghe, place l’évocation toute personnelle de l’œuvre de Dominique Bagouet. C’est la tendresse et la douceur émanant des pièces de Dominique Bagouet, chorégraphe emblématique des années 80, mort du sida, qui saisissent Raimund Hoghe lorsqu’il revisite cette œuvre. Chorégraphe de la mémoire féconde, il évite le panégyrique, son propos est ailleurs. Convocations de gestes ou de couleurs, difractions de phrases chorégraphiques, servent mieux que le culte à rendre l’esprit de l’œuvre de Bagouet. Il s’agit d’aller à l’essentiel pour faire émerger la poésie et l’émotion. Voilà bien les maîtres mots qui gouvernent le travail. Plateau nu, objets signifiants utilisés avec parcimonie et un grand sens du rituel, gestes choisis souvent accomplis avec lenteur, répondent, dans un dialogue fertile, à des musiques et chansons connues de tous qui structurent l’ambiance émotionnelle du plateau. Qu’il revisite les grands classiques de la danse avec Swan Lake, 4 Acts, Sacre-The Rite of Spring, Boléro Variations ou jette son corps dans la bataille dans des solos d’une grande puissance d’évocation, Raimund Hoghe construit ses pièces à l’aide de multiples strates visuelles, sonores ou poétiques, résultat de réminiscences, de souvenirs qu’il réactive selon les contextes et offre en partage au public. On retrouve ici des échos de son compagnonnage avec Pina Bausch dont il fut le dramaturge, mais aussi des textes d’Hervé Guibert sur qui il fut l’un des premiers à écrire en Allemagne dans les années 80. Muni de ce viatique, le spectateur peut partager de véritables moments de grâce portés par des interprètes exceptionnels de justesse, où le temps, dilaté, n’a plus de prise sur les imaginaires.

<avec> Ornella Balestra > Marion Ballester > Astrid Bas > Adrien Dantou > Lorenzo De Brabandere > Emmanuel Eggermont > Raimund Hoghe > Yutaka Takei > Takashi Ueno <Collaboration artistique> Luca Giacomo Schulte <Costumes et décor> Raimund Hoghe <Lumières> Raimund Hoghe et Tim Lenzing <Son> Frank Strätker

<production> Compagnie Raimund Hoghe (Düsseldorf-Paris)

<coproduction> Festival Montpellier Danse 2010 > Les Spectacles vivants : Centre Pompidou, Festival d’Automne à Paris, Culturgest à Lisbonne > Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’accueil studio > Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Franche-Comté et de la convention Culturesfrance > Conseil régional de Franche-Comté > Centre national de danse contemporaine à Angers > Le Vivat, scène conventionnée d’Armentières > Tanzhaus NRW-Düsseldorf

<Avec le soutien de> Kultursamt des Landeshauptstadt Düsseldorf > La Ménagerie de Verre à Paris dans le cadre de Studiolab. Spectacle créé au festival Montpellier Danse, Théâtre de Grammont, le 30 juin 2010