| Me14 | 19h30 |
2. Helenica - mardi 27 novembre 2012 à 21:24
Un magnifique moment d'une grande subtilité .. et d'une telle maîtrise. La musique donnait l'impression de flotter au dessus de l'orchestre.
1. RB - dimanche 18 novembre 2012 à 04:45
D'UNE 5ÈME L'AUTRE Après une brillante programmation au mois d'octobre - pour ce que j'en ai entendu, entre Ivan Fischer dirigeant Bartok & Mahler à la tête de l'Orchestre de Budapest et William Christie emportant les Arts Florissants au sommet avec le Motet des Trépassés de Charpentier- on aurait pu penser avoir fait le plein d'émotions musicales pour quelque temps (et il serait injuste d'oublier le Concerto en sol de Ravel interprété par Bertrand Chamayou avec la Chambre Philharmonique d'Emmanuel Krivine)... Novembre en fait nous aura permis d'entendre idéalement l' idéal Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg dans son répertoire idéal, celui en tout cas qui lui appartient plus qu'à aucun autre : Prokofiev d'abord, pour une première partie qui laissa déjà le public un peu "sonné" devant tant de clarté et de puissance dans l'interprétation ; Chostakovitch ensuite - 5ème Symphonie, 3ème mouvement dont me restera pour longtemps l'image de Yuri Temirkanov dessinant, modelant, sculptant à main nue le son de son orchestre dans un Largo admirable d'émotion. Impeccable "bis" enfin, énigmatique à souhait (nous étions nombreux à la sortie à nous demander quel en était le compositeur) - 10ème en fait des "Enigma Variations" d'Edward Elgar, déchirante comme peut l'être une séparation, la fin de quelque chose, ou peut-être bien celle d'un moment d'exception dont on se sait déjà nostalgique avant même qu'il se soit enfui.