Danse
Petit Théâtre

<Du mardi 3 au vendredi 6 février 2009>
<durée> 30 min.

<plein tarif> 20€
<réduit> 17€
<carte MC2> 14€
<MC2 plus> 9€
Corbeau
Chorégraphie Myriam Gourfink - Musique live Kasper T. Toeplitz

Telle une ligne qui se déroule sans solution de continuité d’une rive à l’autre, dans une lenteur et une tension extrêmes, la danse de Myriam Gourfink produit sur le spectateur un effet hypnotique. Comme si le mouvement, noué à l’immobilité, avait commencé en deçà et allait se prolonger au-delà de la durée de la pièce. Lenteur, gravité, intériorité et concentration, travail sur la respiration et ses résonnances, expérience de la durée, ce sont là certains des aspects qui, depuis sa première pièce, Beith (1996), caractérisent l’écriture de la chorégraphe. S’y ajoute l’étroite relation avec la composition musicale confiée, depuis 1999, à Kasper T. Toeplitz : jouée en direct, la musique y est envisagée comme un espace sans hiérarchie, que la danse détermine ou sur lequel elle s’appuie, un espace vibratoire qui absorbe à la fois les corps des interprètes et des spectateurs. Corbeau s’inscrit dans le prolongement de ces recherches. A l’origine de ce solo, son désir de composer pour Gwenaëlle Vauthier du Ballet de l’Opéra de Paris – de tirer parti de sa virtuosité, d’explorer les qualités propres à sa technique. Et, tout particulièrement, cette capacité qu’ont les danseurs classiques à «être toujours dans l’air», «à la verticale», c’est à- dire, concrètement, à limiter jusqu’à la pointe d’un pied leur appui au sol et à gagner ainsi en «élévation». Plus qu’à l’image du cygne blanc attachée au ballet classique, c’est bien à l’oiseau noir et au rapport qu’il entretient avec son milieu, c’est bien au vol, à l’envol, à l’errance aussi, et à la matérialité de l’air que se réfère Corbeau. Appelée à «ciseler ses lignes» et à «sculpter l’espace», Gwenaëlle Vauthier se livre dans ce solo à un jeu saisissant avec la gravité – un équilibre tenu grâce au déploiement continu de ses membres et à la pression qu’elle exerce sur l’air, jusqu’à la limite de sa résistance physique.

<avec> Solo pour Gwenaëlle Vauthier du Ballet de l'Opéra national de Paris <Avec l’aimable autorisation du> Ballet de l’Opéra national de Paris

<coproduction> LOL, Centre national de la danse-Pantin (création en résidence)

<LOL est soutenue par> la DRAC île de France – Ministère