:
newsletter
panier  ()

Chostakovitch par l’Orchestre national de Lyon

Chostakovitch par l’Orchestre national de Lyon Musique

Martin Fröst, clarinette
Andris Poga, direction

Alexandre Mossolov Les Fonderies d’acier op. 19
Mozart Concerto pour clarinette en la majeur, KV 622
Dimitri Chostakovitch Symphonie n° 15 en la majeur, op. 141

La Lettonie est une terre fertile en chefs d’orchestre, de Mariss Jansons à Andris Nelsons. Sans oublier l’excellent Andris Poga, qui vient diriger à Grenoble l’Orchestre national de Lyon. Le chef letton a choisi un programme mettant à l’honneur la musique russe – tout un symbole quand on connaît les tensions politiques entre la Russie et les pays baltes. En ouverture de concert, une oeuvre spectaculaire : Les Fonderies d’acier d’Alexandre Mossolov, créée en 1927, mettant en musique la puissance mécanique des machines. Une pièce futuriste, dans la lignée des tableaux de Fernand Léger, reflet de l’avant-garde russe à l’époque de Lénine. Avec l’arrivée de Staline, Mossolov tombera ensuite en disgrâce.

En deuxième partie, la Symphonie n°15 de Chostakovitch, dernière symphonie du compositeur russe, où fleurissent les références à Rossini, Wagner ou Mahler. Une musique extrêmement colorée avec une large palette de percussions. Entre les deux pièces, une oeuvre d’une tendresse infinie : le Concerto pour clarinette de Mozart, écrit en 1791 (l’année de la mort du compositeur) à l’intention d’Anton Stadler, frère franc-maçon de Mozart. Il sera ici joué par Martin Fröst, clarinettiste suédois à la sonorité chatoyante.