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Le Te Deum de Charpentier

Le Te Deum de Charpentier Musique

Ensemble Correspondances
Sébastien Daucé, direction

Marc-Antoine Charpentier Misereremini
Henry Du Mont
Grands Motets pour Louis XIV : Memorare, Sub umbra noctis profundae, O Mysterium, O Dulcissima, Super Flumina Babylonis
Marc-Antoine Charpentier In honorem Sancti Ludovici et Te Deum

Au XVIIe siècle, la grande musique, c’est avant tout la « musique du roi », la musique que l’on joue pour le roi et chez le roi : à la cour et à la chapelle. Henry Du Mont en est l’une des plus éminentes figures de l’époque. Originaire de Liège, il arrive à Paris vers 1640 et monte graduellement les échelons qui le mènent au plus proche de Louis XIV : au service du frère du roi à ses débuts, son succès l’amène vite à occuper des postes de plus en plus importants jusqu’à le consacrer au sommet maître de musique de la chapelle royale, et maître de musique de la reine. C’est au contact du pouvoir qu’il forge la forme du grand motet, transposition des fresques conçues pour les cérémonies extraordinaires, qui devient le sceau musical de la France dans une Europe où les chapelles rivalisent en inventivité musicale et en faste comme une lutte d’influence politique. C’est une sélection inédite de ces plus beaux motets avec grand chœur composés pour les chapelles du Louvre, de Fontainebleau et de Saint-Germain que l’ensemble Correspondances de Sébastien Daucé, expert incontesté de la musique baroque française, propose de découvrir.

À l’opposé de cette ascension au pouvoir, Charpentier évolue loin de la musique du roi, au service de la très religieuse Mlle de Guise vingt ans durant. Mais il n’en est pas moins très apprécié de Louis XIV et c’est à la glorification du pouvoir qu’il composa le célèbre Te Deum H146, très probablement écrit pour célébrer la victoire de Steinkerque de 1692 et également joué à l’occasion du Traité de Turin. Cette oeuvre brillante dont le prélude s’ouvre sur les rythmes martiaux des timbales et trompettes symbolise à elle seule le Grand Siècle des arts, mais aussi de la guerre, de Louis XIV. On a hâte de redécouvrir cette partition avec les voix toujours expressives, et l’instrumentarium coloré, de Correspondances.