Entrée récemment au répertoire, House se déploie en séquences, comme les pièces d’une maison investie par les interprètes. Sharon Eyal y esquisse un monde en tension, traversé par des dynamiques de groupe et des solos qui se répondent. Sur la musique électro d’Ori Lichtik, proche de la scène techno, se construit un univers à la fois nocturne et vibrant. Sa gestuelle, précise et organique, mêle rigueur formelle et intensité émotionnelle.
En regard, Le Sacre du printemps de Mats Ek propose une relecture puissante du chef-d’œuvre de Stravinsky. Fidèle à son écriture expressive, le chorégraphe met en scène une communauté traversée par des forces archaïques, où le rituel du sacrifice révèle tensions et pulsions collectives. Portée par des danseurs d’une grande virtuosité, cette version souligne la violence et l’humanité de l’œuvre, dans une danse à la fois terrienne et profondément théâtrale.