Dans Erdal est parti, le jeune metteur en scène Simon Roth emprunte les chemins du théâtre documentaire et raconte le parcours d’Erdal Karagoz, réfugié politique kurde. Avec le prix du jury et le prix du public, c’est le grand gagnant de la 17e édition d’Impatience — festival du théâtre présidée par la metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen.
La pièce est née d’une rencontre entre Simon Roth et Erdal Karagoz, colocataires à la ville. Pour se purger de sa colère, se donner de la force et éveiller les consciences, Erdal demande à Simon de l’aider à partager avec un public français son parcours d’exilé à travers l’Europe, de l’Anatolie à Paris. Mais comment porter un récit que l’on ne peut assumer soi-même ? Après quelques hésitations motivées par l’inquiétude de tomber dans les pièges de la réappropriation culturelle, Simon Roth finit par accepter. Face à ce qui devient, pour Erdal, une nécessité existentielle, il choisit de faire entendre cette voix. Le metteur en scène nous livre une pièce en forme de récit migratoire à partir d’entretiens filmés. Artisan d’un théâtre documentaire et lui-même héritier d’une histoire européenne tragique, il trouve ici un terrain de réflexion dense, fait de tensions, d’émotions, et de surprises. Entre épopée contemporaine et réflexion sur le pouvoir du théâtre à représenter le monde.
La presse en parle
« Usant d’un dispositif sonore original, doublé d’images filmées, le comédien Simon Roth fait passer avec justesse sur scène la vie d’un exilé. »
Le Monde
« Avec délicatesse, Simon Roth met en scène ‘l’identité’. Et comment elle se révèle davantage par l’autre. »
Fabienne Pascaud, Télérama
« Une œuvre de théâtre documentaire insolite, profonde et d’une grande humanité. »
Mathis Grosos, Coups d’œil