Avec Un Casse-Noisette, le chorégraphe lance ses interprètes sur la scène comme une bande venue d’ailleurs, des sortes de pionniers, ou peut-être des enfants, rien qu’à les voir surgir des coulisses en vestes noires et culottes blanches. Ils entreprennent, têtus, d’organiser sur la scène des moments de bonheur, à leur façon, comme des pieds-de-nez à l’époque désabusée. Des moments plus gais, plus libres, plus fous, plus candides aussi, plus music-hall, plus Noël pourquoi pas. Une façon d’esquisser le tableau éphémère d’une humanité qui veut croire encore en elle, dût-elle s’aider du rêve, mais pas trop loin de la réalité toutefois, juste ce qu’il faut pour donner du sens au joli mot d’espérance.
Partenariat
MC2: Maison de la Culture de Grenoble – Scène nationale