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L'Étranger

Albert Camus, écrivain, mais surtout conscience de tout un peuple au sortir de la guerre, chef de file de sa génération, en déconcerta souvent plus d’un. Il n’était pas ce pur esprit, que peut-être ses thuriféraires auraient voulu qu’il soit, il était fils de la mer, de la lumière et du soleil, pour qui la sensualité constituait une source de bonheur, un antidote contre l’absurde, ce sentiment qui « naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ».

La danse, qui aime aller fouiller du côté de l’informulable et de la mort pour les transformer parfois en élans vitaux, sur des scènes où les corps ne mentent pas, peut-elle alors dialoguer avec Camus et son protagoniste Meursault « qui accepte de mourir pour la vérité » ? Toujours à la recherche d’une certaine vérité du mouvement, peut-elle partager cette quête avec lui ?

La scène de Jean-Claude Gallotta et la page de Camus sont deux plages qui vibrent sous une même lumière. La chorégraphie et le roman peuvent alors avancer ensemble au rythme de l’affrontement entre instinct vital et instinct de mort.

lundi 1 juin 2015
L'Étranger

L’Étranger