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Pourvu qu'on ait l'ivresse 16-17

Pièces, installations, conférences performées, collaborations pluridisciplinaires : mêlant les genres et redéfinissant les formats, le travail de Latifa Laâbissi cherche à faire entrer sur scène un hors-champ multiple ; un paysage où se découpent des histoires, des figures et des voix. Les codes de la danse y sont bousculés par des corps qui résistent à une assignation, des récits alternatifs, des montages de matériaux par où s’infiltrent les signes de l’époque. Sa nouvelle pièce, composée avec la scénographe Nadia Lauro, est un terrain de jeu où paroles, actions, mouvements deviennent matières à combinaisons multiples. Les deux artistes ont créé, avec la compagnie de l’Oiseau-Mouche, une fiction ludique entre danse et théâtre qui ouvre sur des mondes poétiques où les protagonistes tentent de capturer les désordres du réel pour redistribuer les cartes à partir de situations énoncées. Dans un dispositif quadrifrontal, une sorte de cadavre-exquis gestuel et textuel se développe à partir des débris de notre monde, un récit ouvert qui permet d’entrer dans des images où se côtoient le sublime et l’effroi.

Pensé comme un projet mêlant les danseuses professionnelles aux comédiens professionnels handicapés de l’Oiseau-Mouche, Pourvu qu’on ait l’ivresse n’est pas une pièce sur le handicap. Elle est l’occasion, une nouvelle fois pour la chorégraphe, de faire surgir des imaginaires, graves ou sublimes, excessifs, beaux ou monstrueux, dans la continuité de sa recherche et de son langage, tout en élaborant une écriture accueillante, ouverte à l’Autre.

mercredi 8 juin 2016
Pourvu qu'on ait l'ivresse

Pourvu qu’on ait l’ivresse