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Rencontre avec Pascale Henry

Ce « thriller mythologique des temps modernes » croise les disciplines artistiques (théâtre, cirque, musique, vidéo), les époques (l’antique et l’actuelle), le mythe et le fait divers, le burlesque et le tragique pour que prenne corps « ce qui n’a pas de nom ».

Sur le plateau incliné gît le corps d’une femme. Flash-back. On retrouve cette travailleuse anonyme fumant pendant sa pause. Son corps s’élève bientôt, gravit une façade (surface de projection des images de la ville), louvoie autour d’un lampadaire, voltige au-dessus de la cité. La circassienne Mélissa Von Vépy prête son agilité à l’imaginaire de cette femme, proie future d’un prédateur qui la guette dans l’ombre.

Du fond des âges, surgissent trois femmes fantasmées par des hommes : Cassandre, la voyante incomprise, Médée, l’infanticide condamnée, et Iphigénie, la vierge sacrifiée. Figures du tragique, elles se délestent du sort, dézinguent les clichés, prêtent leur voix à la femme anonyme, victime actuelle d’un fait divers tristement ordinaire.

mardi 26 mai 2015
Ce qui n'a pas de nom

Ce qui n’a pas de nom