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S'en sortir

Dans les années 1960-1970, Danielle Collobert écrit en évitant soigneusement d’être avalée par le petit monde littéraire parisien. Elle préfère voyager, écrire dans le monde. Résultat : ses textes n’ont pas acquis la renommée qu’ils méritent. Pas si grave. Ils ont gagné l’ambiance des villes traversées, le détail des sensations, la vie. Une porte ouverte sur le plateau pour la comédienne et metteure en scène Nadia Vonderheyden qui, après avoir fait résonner la langue de Marivaux dans La Fausse Suivante en 2012 à la MC2, veut faire entendre cette écriture sensuelle et poétique.

Sur le plateau, ils ne seront pas trop de cinq (dont Catherine Baugué  et Julien Flament, merveilleux dans La Fausse Suivante) pour embrasser cette écriture généreuse qui, dans un même souffle, dit la difficulté comme l’irrésistible désir d’être au monde. C’est aussi une langue très cinématographique qui zoome puis prend le large. Hors de question de cadenasser la scène donc. Une série d’écrans ouvrira le champ, jouera avec les points de vue. Et le texte sera là, limpide, en partage.

« C’est une écriture très cinématographique qui nous fait circuler dans des villes, des ports. Où l’on rentre dans le détail d’une silhouette se détachant dans le cadre d’une fenêtre, de la pliure d’un poignet, la courbure d’une nuque… »
Nadia Vonderheyden

mercredi 27 mai 2015

S’en sortir