:
newsletter
billetterie en ligne

Via Katlehong 17-18

1ère partie : SONS OF KEMET / VIA KATLEHONG
Jazz punk et hip-hop sud-africain
Royaume-Uni / Afrique du Sud

Sons of Kemet, c’est un nom tout droit issu de l’Egypte ancienne et une distribution qui comprend quelques-uns des talents les plus progressifs du jazz contemporain. Shabaka Hutchings, leader du groupe, compositeur, saxophoniste et clarinettiste, y développe sa vision fougueuse aux côtés non pas d’un mais de deux batteurs et de Theon Cross au tuba.  Entre percussions ouest-africaines, pointe de dub caribéen et ambiance des rues de la Nouvelle-Orléans, Sons of Kemet marque profondément la scène post-jazz londonienne depuis plusieurs années.

Sur une proposition du festival Détours de Babel, le groupe rencontre la compagnie de danse urbaine Via Katlehong, basée à Soweto. La troupe, reconnue aujourd’hui sur toutes les scènes internationales, synthétise parfaitement les différentes danses pratiquées en Afrique du Sud. Ils excellent notamment à communiquer l’énergie inhérente au pantsula, une danse urbaine protestataire issue des townships de Johannesburg, qui métisse les gestes du quotidien et les danses traditionnelles issues des cultures xhosa, zulu ou sotho.

Cette rencontre inédite se construira sur le nouvel opus musical de Shabaka, en hommage notamment à de grandes figures féminines engagées.

La rencontre de ces deux univers prendra des allures de cérémonie incantatoire urbaine appelant le public à partager ce moment festif de clôture du festival sur un tempo transe.

 

2ème partie : BCUC
Spetet afro-psychédélique
Afrique du Sud

Dans le bouillonnant township de Soweto, le groupe Bantu Continua Uhuru Consciousness (BCUC) fait perdurer l’esprit contestataire de ses aînés. Héritiers de Philip ‘Malombo’ Tabane ou de Batsumi, il cherche à donner une expression contemporaine aux traditions des peuples autochtones. À ceci près que leurs influences hip-hop et leur énergie punk-rock ont remplacé le jazz si présent dans les productions des années 70 et 80.

Si la formation du groupe a peu changé depuis sa fondation il y a une douzaine d’années, son expression s’est progressivement affinée. Le chant et les percussions ont toujours été au cœur de leur musique mais, après une courte tentative « électronique » et la présence pendant de nombreuses années d’une guitare rock entre folk et freejazz, BCUC a trouvé sa formule magique en ajoutant aux seuls percussions et voix une basse électrique furieuse.

Le groupe donne à sa musique le nom d’« Africangungungu » ou « afropsychedelic ». Leurs incantations en zulu, en sotho ou en anglais et leurs modulations funky peuvent s’étendre sur une vingtaine de minutes. Les rythmes Nguni, issus d’un groupe de peuples d’Afrique australe, se mêlent à ceux du peuple Tonga. Les sifflets rencontrent la corne traditionnelle Imbomu tandis que des chants de guerre et les chœurs du Ngoma busuku (chants de nuit) se mêlent à la voix soul de la chanteuse Kgomotso et au rap de Jovi et Luja.

mercredi 24 janvier 2018

Sons of Kemet / Via Katlehong et BCUC