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Visite tactile du décor L'Avare

Sous les traits de Laurent Poitrenaux, Harpagon a nettement rajeuni ! Sa remarquable avarice en devient d’autant plus inquiétante qu’elle n’est plus imputable à la sénilité. La mise en scène aiguise ainsi la noirceur comique de la pièce. C’est que Ludovic Lagarde s’attaque pour la première fois à Molière. Il le fait donc avec un regard neuf.

Considérons donc L’Avare à l’aune de notre siècle et voyons comme cela résonne. Ici, les personnages arborent costumes contemporains, tablettes et smartphones. Harpagon surveille faits et gestes sur un écran de contrôle. Dans son entrepôt s’étagent caisses et containers. Reflet de son désir fanatique d’accumulation… et de sa fameuse cassette ! En attendant, la maison sur laquelle Harpagon règne en despote est étranglée par le manque. Paradoxe dont l’obscénité est brillamment épinglée par la mise en scène.

vendredi 22 mai 2015
L'Avare

L’Avare