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Et le diable vint dans mon cœur 16-17

« J’aime cet état de disgrâce et de fragilité, cet âge des premières fois, cet âge monstrueux des métamorphoses. », confie le metteur en scène Alexis Moati. Quoi de plus théâtral en effet que l’adolescence ? Âge qui interroge pleinement la représentation de soi. Les accents de vérité qui traversent la pièce viennent, entre autres, des ados – bien réels – qui ont participé à l’écriture. Et le diable vint dans mon cœur… relève pourtant moins du théâtre documentaire que de l’enquête déjantée. Laquelle se tient malicieusement au bord de cette ligne imaginaire qui sépare le réel de la fiction.

Débordant de vitalité, sept acteurs, de trente à quarante-neuf ans, incarnent tour à tour, sur un rythme endiablé, les ados – authentiques dans leurs éclats de rires et de rage –, les profs ou les parents. La danse, la frénésie, l’ivresse de la jeunesse s’apaisent parfois dans des moments d’épanchement éminemment émouvants. Le rire, les larmes, la musique. L’adolescence retrouvée.

Comme cadre à cette folle aventure, un espace neutre en apparence : le gymnase. Lieu du collectif bien connu de tous. Sur des cintres pendent des fripes colorées. On les enfile à vue comme en quête de l’enveloppe adéquate. Une mise en scène futée et diablement énergique !

lundi 13 juin 2016
Et le diable vint dans mon cœur

Et le diable vint dans mon cœur…